mardi 23 mai 2017

Sorties Blu-ray/DVD: Get Out, Ma vie de courgette, Unlocking the Cage, The Great Wall

Deux excellents films sont disponibles aujourd'hui en format Blu-ray et DVD. Tout comme Logan, que je me promets de rattraper très bientôt.

Get Out: Horreur et suspense font un excellent mélange dans cette satire brillante du racisme ordinaire. Une première réalisation très maîtrisée du cinéaste Jordan Peele, qui est promis à de grandes choses. ****
Ma critique du Blu-ray bientôt disponible

Ma vie de courgette: Cette animation sensible de Claude Barras qui s'est rendu jusqu'aux Oscars fait amplement pleurer par son traitement réaliste d'enfants en quête d'une famille. Très touchant. ***1/2
Ma critique du Blu-ray bientôt disponible

Unlocking the Cage: Le réputé D.A. Pennebaker s'adjoint l'aide de Chris Hegedus pour offrir ce documentaire éclairant mais beaucoup trop conventionnel et télévisuel sur des luttes pour améliorer le sort d'animaux. **1/2

The Great Wall: Cette superproduction involontairement hilarante où Matt Damon est confronté à des monstres est loin d'être digeste. Il y a néanmoins un jeu de lumières et de chorégraphies qui est loin d'être banal de la part de Zhang Yimou. **

Film du jour: Hana-bi

Hana-bi est possiblement le meilleur film de Takeshi Kitano. On retrouve sa fascination jouissive pour la violence sanglante dirigée par le chaos et l'absurde. Le tout est doublé d'un regard romanesque empreint de sentimentalité un peu kitsch. Le mélange, explosif, est d'une singulière beauté, se fondant parfaitement aux images merveilleuses et à la trame sonore inoubliable de Joe Hisaishi. Voilà un amalgame fort en bouche, qui n'a pas pris une seule ride 20 ans après sa sortie. ****

lundi 22 mai 2017

Film du jour: White Dog

Longtemps censuré, White Dog de Samuel Fuller n'a toujours pas perdu son mordant, s'avérant en avance sur son temps dans sa façon de parler de racisme. Tout cela à travers le destin d'un chien qui est dressé pour tuer. Le récit trempé d’ambiguïté lorgne vers le drame horrifique, alors que la musique de Morricone est la combustion idéale d'un suspense qui prend à la gorge. On en ressort apeuré. ****

dimanche 21 mai 2017

Les films préférés de... Lisa Azuelos (Dalida)

Actrice et scénariste française qui aime composer des univers féminins (Comme t'y es belle!, LOL et son remake anglophone, Une rencontre), Lisa Azuelos était récemment de passage au Québec pour la promotion du biopic Dalida. Je l'ai rencontré (mon entrevue) pour lui demander quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

« J'adore tout ce qui est des années 70. J'adore les films de Claude Sautet, beaucoup. J'aime tous les Woody Allen, vraiment. Et puis après... Je ne sais pas, certains films de Terrence Malick, de Pialat. Là, récemment, j'ai vu Lion que j'ai trouvé incroyable. Évidemment, il y a Sur la route de Madison et Autant en apporte le vent. »

Film du jour: Cleopatra

Un des films les plus coûteux de l'histoire du cinéma (par ses nombreux dépassement de coûts, héroïne souffrante, changement de réalisateurs et d'acteurs, etc.), Cleopatra de Joseph L. Mankiewicz demeure une impressionnante fresque intimiste. Un péplum romancé où la reine d'Égypte, César et Marc-Antone doivent souvent choisir entre leur coeur et leur devoir d'état. Magnifiquement mis en image, le long métrage souffre d'un rythme inégal et d'une seconde partie beaucoup moins forte. Reste l'immense joie de revoir Elizabeth Taylor dans son rôle le plus emblématique. ***

samedi 20 mai 2017

Film du jour: The Shop on Main Street

Les films sur la Seconde Guerre mondiale sont tellement nombreux qu'on a tendance à les mettre dans le même bateau. The Shop on Main Street de Jan Kadar et Elmar Klos sort amplement du lot en montrant un autre pays (la réalité en République Tchèque) tout en mélangeant absurdité et tragique (non, La vie est belle n'a rien inventé). Cela donne un opus complexe, fulgurant d'un point de vue technique et humain. On y retrouve d'ailleurs une des personnes âgées les plus inoubliables du septième art. À voir sans faute. ****

vendredi 19 mai 2017

Sorties au cinéma: La mort de Louis XIV, The Wall, Robert Doisneau: Le révolté du mer-veilleux, Chuck, Alien: Convenant

À peu près tous les genres cinématographiques prennent d'assaut les écrans de cinéma cette semaine, qui est marqué par un film d'auteur qui sort de l'ordinaire...

Lauréat du prestigieux prix Jean-Vigo, La mort de Louis XIV d'Albert Serra est une oeuvre fascinante et hypnotisante sur les dernières heures du plus célèbre roi de France. Malgré son rythme lent et rébarbatif, il y a bien des choses de fascinant au sein de cette création où plane un sentiment de fin du monde... et du cinéma  en particulier en tant qu'expression artistique. Figure emblématique de la Nouvelle Vague, Jean-Pierre Léaud est parfait du haut de ses 72 ans, incarnant ce mythe qui est décédé justement à 72 ans! On en sort bluffé, parfois irrité mais surtout comblé. ***1/2

On s'amuse beaucoup devant The Wall de Doug Liman, un drame de guerre qui renvoie à la figure de l'Amérique sa suffisance en Irak. Ce huis clos sur un soldat qui est tenu en joue par un sniper fascine par son exécution. Une fois qu'on accepte les invraisemblances du scénario, on embarque allègrement dans ce qui aurait très bien pu être un suspense de genre. Et il y a cette finale, jouissive... ***
Ma critique

Documentaire classique mais plein d'esprit et d'émotions sur le grand photographe français, Robert Doisneau: Le révolté du mer-veilleux qui a été réalisé par sa petite-fille Clémentine Deroudille se permet d'aller jouer dans l'intime. Il n'y a rien pour remettre en question l'artiste, si ce n'est un désir de le connaître davantage. ***

Ce n'est pas avec Chuck que Philippe Falardeau va percer outre mesure aux États-Unis. Malgré une mise en scène sentie et une performance truculente de Liev Schreiber, ce biopic sur l'homme qui a inspiré le personnage de Rocky reprend un schéma éprouvé en se perdant dans les clichés et l'anecdote. **1/2
Ma critique

Il ne faut pas se fier à son titre. Alien Convenant s'apparente davantage à Prometheus 2, en plus prétentieux. À force de vouloir tout expliquer, Ridley Scott finit par saboter complètement cette série légendaire, enfilant les scènes consternantes et d'autres complètement ratées. Malgré la forte présence de Michael Fassbender, les autres personnages (dont l'héroïne) s'avèrent fades, dénués d'humour et il n'y a rien d'autre à ramener chez soi que des séquences lugubres qui ne possèdent aucune once d'originalité. **