mardi 24 janvier 2017

Film du jour: Inherit the Wind

Film judiciaire sous fond de conflits entre la science et la religion qui est malheureusement toujours d'actualité, Inherit the Wind de Stanley Kramer est dominé par les performances fortes de Spencer Tracy, Frederic March et Gene Kelly. Le scénario est riche à défaut d'être toujours subtil et l'humour secoue la mise en scène un brin théâtrale. ***1/2

lundi 23 janvier 2017

Le cinéma québécois aux Oscars

C'est demain que l'on va découvrir si Juste la fin du monde de Xavier Dolan se retrouvera en compétition aux Oscars. En attendant, voici la moyenne au bâton des films québécois à cette célèbre remise de prix. Mon article sur le sujet se trouve sur le site de Cineplex.

Film du jour: Alice dans les villes

Premier film «important» de Wim Wenders, Alice dans les villes montre sa fascination pour l'errance, les grands espaces et les cadrages digne d'Ozu. Une très jolie invitation au voyage par l'entremise d'une amitié entre un photographe et une fillette dont les images magnifiques se fondent parfaitement à la musique de Can. Un périple tranquille dont on en ressort grandi. ****

dimanche 22 janvier 2017

Les films préférés de... Sophie Goyette

Après de magnifiques courts métrages, Sophie Goyette est passé au long métrage avec Mes nuits feront écho qui rayonne de poésie et de beauté. Je lui ai parlé (mon entrevue) pour l'occasion et je lui ai demandé quels étaient ses films préférés. Voici sa réponse...

SG: Hummm... Ça change tellement.

Moi: Je sais, moi aussi je suis dans cette situation-là!

SG: J'ai des découvertes à gauche, à droite. Hmmm... Disons que je vais y aller avec un film grand public que bon nombre de gens connaissent: Paris, Texas. Ces relations pères/fils toutes simples mais si senties, si émouvantes m'ont vraiment touchées droit au coeur. Un film dont je parle de plus en plus est Un zoo la nuit de Lauzon où là encore je trouve que les personnages sont tellement justes, tellement vrais que je me suis laissée complètement emporter par l'histoire, avec ses touches de poésie aussi. Hmmm... Même si j'y vais avec deux classiques, dans mes découvertes de la dernière année, j'ai vu A Girl Walks Home Alone at Night. Je ne sais pas si tu l'a vu?

Moi: Oui, le film qui se déroule en Iran...

SG: Oui, le film western vampire, fait par une jeune réalisatrice. Un premier long métrage qui a ses qualités et ses défauts, mais qui est pour moi un premier long métrage avec une forte signature. J'ai eu la chance aussi d'aller dans des festivals avec mes courts métrages comme Sundance et Locarno et je voyais d'autres signatures de réalisateurs de mon âge que je continue à suivre. On devient un peu une planète de cinéma à part entière. C'est notre petit réseau où l'on se soutient. Je regarde un peu en arrière, mais également en avant... Sinon un réalisateur que j'aime beaucoup c'est Kieslowski.

Moi: Moi aussi!

SG: Il capture la sensibilité humaine dans ses moindres détails. Là encore avec des petites touches poétiques. J'ai vu presque tous ses films. Je pense que c'est avec son oeil de documentariste qu'il a vraiment zieuté la nature humaine pour encore mieux l'extrapoler dans ses films de fiction et ça parait. Moi je suis une personne très, très, très observatrice. Je ne flirte pas du tout avec le documentaire, parce que j'écris c'est très fiction, mais je comprends un peu sa démarche, par où il est passé pour aboutir à sa trilogie finale Bleu, Blanc, Rouge... Mais je pourrais t'en nommer d'autres films contemporains que j'ai vu récemment aussi et qui m'ont touchés. Je pourrais passer une journée là-dessus!

Film du jour: Lady Snowblood

Principale inspiration du premier Kill Bill, Lady Snowblood de Kazuo Koike est un somptueux film de vengeance, violent et soigné à la perfection, qui sort du lot par sa grâce et sa poésie. Un tour de force visuel qui séduit et impressionne amplement, allant beaucoup plus loin que le simple divertissement sanglant. ****

samedi 21 janvier 2017

Sorties au cinéma: Néruda, 20th Century Women, Gulîstan terre de roses, Mr. Gaga, Nelly, xXx: Return of Xander Cage

C'est une semaine très solide au niveau des sorties au cinéma avec deux nouveautés à chérir.

Après son superbe Jackie, le cinéaste chilien Pablo Larrain revient avec Néruda, un nouveau biopic hors norme qui pige cette fois dans le littéraire et l'imaginaire pour reconstruire l'épopée d'un pays au bord du gouffre. Lorsque le dramatique se veut poétique et comique tout à la fois. ***1/2

Nageant dans les mêmes eaux que Beginners mais en moins mémorable, 20th Century Women de Mike Mills demeure malgré tout un récit fort attachant, drôle et touchant sur une famille de reconstitution. Un porte-bonheur précieux, parfois trop d'ailleurs. ***1/2

Délicat documentaire sur des femmes révolutionnaires kurdes, Gulîstan terre de roses de Zaynê Akyol pique rapidement la curiosité malgré ses baisses de régime et ses répétitions. En voilà un sujet inédit, au traitement si précis. ***

Souffrant d'une forme beaucoup trop conventionnelle, Mr. Gaga de Tomer Heymann ne manque toutefois pas d'intérêt dans sa façon de raconter l'existence d'un célèbre chorégraphe. Quelques interventions bouleversent, au même titre que les numéros dansés. ***

En traitant en fragments toutes les identités d'une écrivaine maudite, Anne Émond évite le classicisme avec son long métrage Nelly. On aurait cependant souhaité plus de folie et moins de recherche d'effets dans son traitement désincarné et faussement intellectualisé. Mylène Mackay livre cependant une fine prestation. **1/2

On s’attendait au pire avec xXx: Return of Xander Cage de D.J. Caruso et on en ressort surpris. S'il ne s'agit pas d'une bonne production, sa stupidité parfaitement assumée en fait un plaisir coupable. On n'en peut plus des jokes de mononcle de Vin Diesel, qui est constamment dépassé par des comédiens plus athlétiques et talentueux que lui. **1/2

Film du jour: Les camarades (The Organizer)

Le film populaire atteint des sommets dans Les camarades de Mario Monicelli, qui traite d'une grève dans une usine italienne. Entre le drame de style néoréalisme et la satire plus comique, le long métrage présente une pléiade de personnages attachants et imparfaits, ainsi que des situations fortes qui donnent le goût de changer les choses. Une oeuvre de goût, très bien jouée et réalisée, qui est ouverte sur le collectif. ****